Carnet de printemps
La Loire à Vélo côté Anjou : préparer une première sortie
Pas besoin d'être sportif pour profiter de la Loire à Vélo. L'itinéraire est plat, bien balisé, et l'Anjou en offre l'une des portions les plus variées.
La Loire à Vélo est un grand itinéraire cyclable qui suit le fleuve sur près de 900 kilomètres, depuis le département du Cher jusqu'à l'océan Atlantique. Il fait partie d'un parcours européen encore plus long, l'EuroVelo 6, qui relie l'Atlantique à la mer Noire. On n'a évidemment pas besoin de tout faire : la plupart des gens l'empruntent pour une journée ou un week-end, et c'est très bien comme ça.
Ce que l'on traverse en Anjou
En entrant en Anjou par l'est, on arrive dans le pays du tuffeau : falaises claires, maisons blanches, caves creusées dans le coteau. Montsoreau et ses environs, Saumur et son château dominant le fleuve, les villages troglodytiques : c'est la partie la plus spectaculaire.
Plus à l'ouest, le paysage s'ouvre. L'itinéraire suit souvent les levées, ces longues digues construites pour protéger les terres des crues. Du haut de la levée, on a une vue dégagée sur le fleuve d'un côté et sur les champs de l'autre. Puis viennent les environs d'Angers, les îles de la Loire et, en continuant vers l'aval, les coteaux de vigne qui descendent vers l'eau.
Préparer son vélo
Un vélo ordinaire en bon état suffit. L'itinéraire combine des pistes réservées, des voies partagées et de petites routes tranquilles ; certains tronçons sont en stabilisé, un revêtement de terre compactée qui se roule bien par temps sec.
- Vérifier les freins et les pneus avant de partir, et gonfler correctement.
- Emporter une chambre à air et une pompe. Une crevaison loin de tout gâche vite la journée.
- Prévoir une sacoche plutôt qu'un sac à dos. Le dos vous remerciera au bout de quelques heures.
- Prendre de l'eau. Les villages sont réguliers, mais les points d'eau ne sont pas toujours visibles.
- Penser au vent. Sur la levée, rien ne l'arrête. Il souffle souvent de l'ouest : partir face au vent et revenir avec lui est un bon calcul.
Choisir une distance raisonnable
La tentation est grande de viser loin. Mon conseil : prévoir une distance modeste pour une première fois, surtout si l'on roule avec des enfants. Une sortie réussie, c'est une sortie où l'on a le temps de s'arrêter pour regarder un village, boire un café en terrasse ou pique-niquer au bord de l'eau. L'itinéraire est fait pour ça.
Il est aussi possible de combiner vélo et train. Plusieurs gares proches du fleuve permettent de faire un aller simple à vélo et de revenir en train, ou l'inverse. Il faut simplement se renseigner à l'avance sur les conditions de transport des vélos, qui peuvent varier selon les lignes et les périodes.
Et le Loir dans tout ça ?
La Loire à Vélo ne remonte pas le Loir, mais depuis Angers on peut assez facilement rejoindre les basses vallées et les villages du nord par de petites routes de campagne. C'est une belle façon de prolonger la balade : après le grand fleuve, les rivières plus intimes, les prairies et les peupliers. Une bonne carte et un peu de curiosité suffisent pour composer son propre parcours.
La sécurité avant tout
Même sur un itinéraire aménagé, certaines portions empruntent des routes ouvertes aux voitures. Un casque, un gilet ou des vêtements visibles, un éclairage si l'on risque de rentrer tard : ce sont des réflexes simples qui rendent la balade plus sereine. Et comme partout, on partage l'espace avec les piétons, qu'on dépasse doucement en les prévenant.
En résumé
Un vélo en état, de l'eau, une petite trousse de réparation, une distance modeste et du temps pour s'arrêter : c'est tout ce qu'il faut pour découvrir l'Anjou au rythme du fleuve.